Résumé
Des espèces exotiques ont souvent été introduites dans un nouveau pays, dans des jardins zoologiques ou botaniques, pour l’ornement, ou bien dans des fermes d’élevage, pour la fourrure ou comme gibier. Lorsqu’ils sont accidentellement voire volontairement relâchés, les individus de ces espèces exotiques fondent parfois des populations qui peuvent alors devenir envahissantes et avoir un impact négatif sur les communautés végétales et animales ou sur les activités humaines. Cet article se concentre sur une sélection d’exemples de ces espèces envahissantes : en premier lieu le vison d’Amérique (Neovison vison) puis le ragondin (Myocastor coypus), le rat musqué (Ondatra zibethicus), le chien viverrin (Nyctereutes procyonoides), le raton laveur (Procyon lotor) et l’ibis sacré africain (Threskiornis aethiopicus). Pour chacun de ces exemples, les auteurs décrivent les caractéristiques biologiques de l’espèce en relation avec ses capacités invasives puis l’origine et l’historique d’implantation de la population introduite, ses conséquences environnementales ainsi que les éventuelles mesures de contrôle. Les principaux impacts négatifs concernent la destruction de l’habitat, l’introduction et/ou la diffusion d’agents pathogènes et des changements dans la composition des communautés écologiques initiales avec des conséquences sur la biodiversité.
 
Mots-clés
Animal exotique – Impact environnemental – Mesure de contrôle – Myocastor coypusNeovison visonNyctereutes procyonoidesOndatra zybethicaProcyon lotorThreskiornis aethiopicus.