Depuis sa création en 1924, l’OIE a apporté une contribution indirecte majeure au bien-être animal grâce à son implication dans la lutte contre les épizooties. L’organisation a également joué un rôle dans l’élaboration de normes relatives au transport des animaux, celles-ci figurant dans les annexes de son Code sanitaire pour les animaux terrestres. En 1994, l’OIE a publié un numéro spécial de la Revue scientifique et technique intitulé « Protection animale et Services vétérinaires (Moss, 1994). Cette publication donne un aperçu intéressant du rôle joué par les Services vétérinaires des Pays membres de l’OIE en matière de bien-être animal et présente des articles généraux sur certains problèmes spécifiques internationaux relevant de ce domaine.

Étant donné que le bien-être animal est l’objet d’une attention croissante de la part des milieux scientifiques et politiques et du grand public en général, et de son rôle dans le commerce international en particulier, ce thème a été identifié comme une question émergente essentielle lors de la préparation du Troisième plan stratégique de l’OIE pour 2001-2005. Au cours de sa 69e Session générale, le Comité international de l’OIE a approuvé le programme de travail du Directeur général visant à mettre en œuvre les recommandations du plan stratégique.

Intitulé « Bien-être animal : enjeux mondiaux, tendances et défis », ce numéro de la Revue scientifique et technique de l’OIE fournit une perspective contemporaine globale du bien-être animal. La présentation détaillée des approches historiques, actuelles et futures de l’évaluation scientifique du bien-être animal est complétée par des perspectives et des mises à jour émanant des cinq régions de l’OIE et de différents acteurs internationaux.

Ce numéro décrit en détail les procédures de travail et l’issue des délibérations des quatre Groupes ad hoc de l’OIE, créés pour recommander des principes directeurs sur les questions prioritaires retenues du fait de leur portée internationale : transport maritime et terrestre des animaux, abattage des animaux destinés à la consommation humaine et abattage à des fins sanitaires. La priorité est également accordée aux questions relevant de la mission de l’OIE dans le domaine du bien-être animal, mais qui n’ont pas été approfondies lors de la conférence mondiale organisée en 2004 sur ce thème par l’OIE, ni étudiées par les Groupes ad hoc actuels de l’OIE (animaux de compagnie, y compris les espèces exotiques, animaux utilisés pour la recherche, les essais et/ou l’enseignement, animaux sauvages vivant en liberté, y compris l’abattage et le piégeage, animaux utilisés pour les sports, les loisirs et les divertissements, y compris les cirques et parcs zoologiques, manipulations génétiques et clonage, réduction et contrôle des populations animales, y compris chiens et chats errants). Les 27 auteurs représentent les cinq régions de l’OIE et sont internationalement reconnus dans leurs domaines de compétences respectifs.

L’objectif global de cette publication est de faire connaître le rôle de chef de file international de l’OIE pour les questions de bien-être animal, en soulignant qu’il s’agit d’une question de politique internationale complexe, à facettes multiples, qui recèle d’importantes dimensions scientifiques, éthiques, économiques, culturelles, sociales, religieuses et régionales. Des normes rationnelles seront développées progressivement, suivant l’émergence de nouvelles informations scientifiques. Cette publication fournit un aperçu global unique de ce domaine stratégique important qu’est le bien-être animal.