Titre
Mammite due à Clostridium perfringens dans des troupeaux de bufflonnes et de vaches laitières en Égypte : prévalence, incidence, facteurs de risque et coûts associés
 
Résumé
Si Clostridium perfringens est un agent bien connu pour être à l’origine de maladies entériques clostridiennes, la manière exacte dont chaque toxinotype (types A à E) s’associe à l’apparition de mammite chez les animaux d’élevage reste mal connue. Dans l’étude présentée ici, l’agent de la mammite a été détecté dans 34,12 % (213/623) et 9,64 % (8/83) des prélèvements de lait de quartier provenant de vaches et de bufflonnes cliniquement atteintes de mammite. L’isolement du micro-organisme a révélé une incidence de 4,48 % (16/357) dans les échantillons de lait de vache et de 4,0 % (1/25) dans les échantillons de lait de bufflonne. La situation prépondérante était l'infection d’un seul quartier, ce qui était le cas chez 83 % des vaches et 87 % des bufflonnes. Une variation saisonnière a été mise en évidence avec une prévalence de l’infection à C. perfringens plus importante au printemps (10,71 %) et en hiver (7,07 %). Au total, 17 souches de C. perfringens isolées du lait de vache et de bufflonne et caractérisées au moyen de la méthode classique de neutralisation de la toxine se sont révélées être de type A. Ces souches ont été soumises à une analyse moléculaire. L’épreuve d’amplification en chaîne par polymérase a permis de détecter le gène α/cpa ; en revanche, les gènes β/cpb et ε/etx n’ont pas été détectés. Les auteurs estiment que la présence de C. perfringens est à elle seule potentiellement pathogène ; en outre, elle est un facteur prédisposant aux infections de la mamelle dues à des mammites graves ou à des agents pathogènes présents dans l’environnement.
 
Mots-clés
Bétail laitier – Bovin – Buffle – Clostridium perfringens – Égypte – Gène α/cpa – Mammite – Toxine α.