Résumé
L’épidémiologie et la prophylaxie de l’influenza aviaire sont des domaines complexes. Dans la nature, la circulation virale est déterminée par les activités de l’avifaune, tandis que chez les volailles commerciales elle est due aux activités humaines. En général, dans tous les foyers d’influenza aviaire survenus aux États-Unis d’Amérique, le virus s’est propagé suite à des mouvements de volailles, de fumiers, ou d’objets contaminés par des volailles ou des fumiers infectés ; néanmoins, dans la plupart des cas, la propagation virale avait aussi une cause spécifique et différente à chaque fois : le foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de 1924 s’est propagé sur la moitié du territoire des États-Unis par l’intermédiaire de wagons et de cages à volailles infectés ; le foyer d’IAHP de 1983 s’est propagé suite aux mouvements de personnes entre exploitations aviaires et au transport de volailles vivantes et mortes, y compris dans le cadre d’opérations de dépopulation ; les foyers d’influenza aviaire faiblement pathogène (IAFP) survenus dans plusieurs états se sont propagés suite à l’évacuation partielle de troupeaux, aux transports de poules épuisées et/ou de fumiers, et aux transports d’oiseaux morts destinés à l’équarrissage. Aux États-Unis, la lutte contre l’influenza aviaire est pratiquée de deux manières très différentes. Dans les régions de l’Ouest du pays, les foyers d’IAFP (qui ont surtout affecté les dindes) ont été maîtrisés grâce à la vaccination et à des restrictions commerciales, stratégies mises au point avant le foyer d’IAHP de 1983. En revanche, dans les régions de l’Est, la lutte contre l’influenza aviaire s’inspire du programme d’abattage sanitaire mis en œuvre lors du foyer d’IAHP de 1983, qui avait donné de bons résultats. L’auteur présente dans un tableau un résumé des coûts et des stratégies de contrôle.
 
Mots-clés
Abattage sanitaire – Épidémiologie – Influenza aviaire – Leçons du passé – Prophylaxie – Restrictions commerciales.