Auteurs
M. Artois, D. Bicout, D. Doctrinal, R. Fouchier, D. Gavier-Widen, A. Globig, W. Hagemeijer, T. Mundkur, V. Munster & B. Olsen
 
Résumé
Avant que la souche asiatique H5N1 du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ne se propage dans le monde, l’infection par des souches hautement pathogènes du virus de l’influenza aviaire était pratiquement inconnue chez les oiseaux sauvages, à l’exception d’un foyer survenu en 1961 chez des sternes communes d’Afrique du Sud. Les foyers de maladie clinique survenus en Eurasie sont à l’origine d’une mortalité affectant visiblement les populations d’une multitude d’espèces d’oiseaux sauvages vivant en liberté. Le mécanisme de circulation des virus de l’influenza dans les écosystèmes naturels résulte d’une pression sélective en faveur de souches faiblement pathogènes, qui se transmettent indirectement par les déjections des oiseaux aquatiques et par des matières contaminées. Certains de ces virus, appartenant aux sous-types H5 ou H7, subissent une mutation après s’être établis dans des populations de volailles domestiques, et deviennent alors hautement pathogènes. La persistance du virus H5N1 de l’IAHP dans plusieurs endroits du monde expose l’avifaune aux volailles infectées, avec comme conséquence la transmission du virus sur de longues distances. Le risque que ces oiseaux sauvages puissent à leur tour disséminer les virus de l’IAHP ou les introduire dans d’autres populations d’oiseaux domestiques est extrêmement préoccupant. La seule solution actuellement envisageable pour minimiser ce risque consiste à pratiquer des mesures rigoureuses de prophylaxie et de biosécurité afin de protéger les exploitations avicoles.
 
Mots-clés
Avifaune – Écologie – H5N1 – Influenza aviaire – Influenza aviaire hautement pathogène – Prophylaxie – Transmission.