Dans des conditions expérimentales, les effets pathologiques et immunologiques de deux vaccins à virus vivants contre la bursite infectieuse (maladie de Gumboro) ont été évalués. À cet effet, 200 poussins de chair conventionnels ont été repartis en trois lots, dont deux ont reçu par voie oculaire, à l’âge de 14 jours, une dose expérimentale de vaccin contre la maladie de Gumboro, respectivement à souche « intermédiaire » et « intermédiaire plus ». À différents intervalles post-inoculation, les poussins des trois lots étaient pesés, sacrifiés et leurs bourses de Fabricius prélevées avant d’être pesées et soumises à un examen histologique. Ceci a permis de déterminer pour chaque groupe de poussins, un score lésionnel et un ratio poids de la bourse de Fabricius / poids corporel. Le potentiel immunodépresseur des deux vaccins a été également estimé à travers l’évaluation de la réponse sérologique des poussins à un vaccin contre la maladie de Newcastle, appliqué par instillation oculaire, deux semaines après la vaccination contre la maladie de Gumboro. Les résultats ont montré que les deux souches vaccinales étaient d’inégale pathogénicité et que l’une d’elles s’est montrée potentiellement immunodépressive. En causant une atrophie plus accentuée et des lésions plus sévères de la bourse de Fabricius, la souche « intermédiaire plus » s’est révélée plus virulente que la souche « intermédiaire ». De la même façon, en exerçant un effet plus déprimant sur la réponse sérologique des poussins, le vaccin « intermédiaire plus » s’est montré immunodépresseur. Les trois semaines d’observation se sont révélées insuffisantes pour vérifier, à la fois, le caractère transitoire des lésions causées par les deux vaccins et la réversibilité de l’état d’immunosuppression induit par la souche « intermédiaire plus ».
 
Mots-clés
Atrophie – Bourse de Fabricius – Bursite infectieuse – Immunosuppression – Innocuité – Maladie de Gumboro – Pathogénicité – Vaccination.