L’un des objectifs du Programme panafricain de contrôle des épizooties (PACE) était la mise en place de réseaux d’épidémiosurveillance dans les pays d’Afrique. Une enquête, sur la base d’un questionnaire écrit, visant à faire un état des lieux de l’organisation technique et institutionnelle de ces réseaux a été réalisée dans neuf pays francophones, dont cinq en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Guinée) et quatre en Afrique centrale (Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo et Tchad). Les résultats de cette enquête ont montré qu’il existe plus de similitudes que de divergences entre ces réseaux. D’une manière générale, ils étaient techniquement et institutionnellement bien formalisés. Néanmoins, l’insuffisante capacité de diagnostic des laboratoires ainsi que l’insuffisante opérationnalité des comités de pilotage constituent deux points faibles de la majorité des réseaux. La surveillance épidémiologique devrait être une activité régalienne des Services vétérinaires et elle est déterminante pour assurer la détection rapide d’une modification du statut sanitaire d’une population animale ; cependant, la pérennité des réseaux n’est généralement pas garantie en fin de financement extérieur car, souvent, leur prise en charge n’est pas assurée convenablement par les États.
 
Mots-clés
Afrique centrale – Afrique de l’Ouest – Animal domestique – Laboratoire – Maladie animale – Programme panafricain de contrôle des épizooties (PACE) – Réseau d’épidémiosurveillance – Services vétérinaires – Surveillance épidémiologique.