Auteurs
A. Bouma, A. Teguh Muljono, A. Jatikusumah, A.J. Nell, S. Mudjiartiningsih, I. Dharmayanti, E. Sawitri Siregar, I. Claassen, G. Koch & J.A. Stegeman

Résumé
Une étude de terrain a été réalisée afin de déterminer l’efficacité de la vaccination contre la souche H5N1 du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en Indonésie. L’essai clinique, de portée limitée et basé sur un prototype, a porté sur deux groupes de poulets, le premier comprenant des cheptels traités suivant une procédure standardisée et ayant reçu au moins deux doses vaccinales d’un vaccin H5N1 sélectionné, et le second (groupe de contrôle) comprenant des cheptels traités suivant des procédures non standardisées décidées par l’éleveur. Chaque groupe consistait en six cheptels de poules pondeuses ou de poulets autochtones. Les titres d’anticorps inhibant l’hémagglutination (IH) ont été déterminés en se basant sur un échantillonnage régulier ; la surveillance du foyer reposait sur l’utilisation d’oiseaux sentinelles non vaccinés contre l’influenza aviaire. Après trois vaccinations, le groupe traité présentait des titres élevés d’anticorps, avec près de 90 % des poules pondeuses exhibant un titre d’anticorps IH supérieur à 40. Bien qu’aucune conclusion ne puisse être tirée quant à une éventuelle diminution de la transmission virale, il a été constaté que 11 élevages sont restés indemnes durant la période d’observation ; en outre, l’étude a montré la faisabilité d’un programme de surveillance fondé sur la différenciation entre animaux infectés et animaux vaccinés (DIVA).
 
Mots-clés
Différenciation entre animaux infectés et animaux vaccinés (DIVA) – Indonésie – Influenza aviaire hautement pathogène – Oiseau sentinelle non vacciné contre l’influenza aviaire – Surveillance – Vaccination.