Le Canada, les États-Unis d’Amérique et le Mexique participent à l’Accord de libre-échange nord-américain et appliquent à ce titre des stratégies de gestion du risque en matière d’encéphalopathie subaiguë spongiforme transmissible (ESST). Ces stratégies sont harmonisées mais indépendantes, et respectent les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé animale. La divergence des méthodes appliquées par l’Amérique du Nord par rapport aux pays européens en matière de gestion du risque d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) s’explique par le fait que les risques internes et externes d’ESB y sont relativement réduits. Les mesures de quarantaine externe et de surveillance interne adoptées pour l’ESB sont le fruit de plusieurs évaluations successives des risques nationaux réalisées au début des années 1990 et réactualisées pas plus tard qu’en 2002. Les interdictions relatives à l’alimentation animale appliquées depuis 1997 pour empêcher la propagation de l’ESB permettent également de limiter l’exposition inter- ou intra-spécifique à la tremblante, à la maladie du dépérissement chronique des cervidés et à l’encéphalopathie transmissible du vison. La surveillance des quatre ESST se poursuit grâce aux actions de collaboration des infrastructures vétérinaires nationales et régionales et aux réseaux de laboratoires associés. Aucune ESST n’a jamais été identifiée au Mexique. Le dernier cas d’encéphalopathie transmissible du vison diagnostiqué en Amérique du Nord remonte à 1985. L’ESB n’a pas été détectée en Amérique du Nord depuis son unique apparition reconnue au Canada, chez un animal importé de Grande Bretagne en 1993. Les taux de prévalence de la tremblante et de la maladie du dépérissement chronique restent généralement faibles au Canada et aux États-Unis d’Amérique. Les programmes d’éradication indépendants mais harmonisés visent à éliminer ces deux dernières maladies.