Les laboratoires nationaux de référence des États membres de l’Union européenne (UE) pour la peste porcine classique (PPC) ont mis en place des essais de comparaison interlaboratoires pour le diagnostic de cette maladie. Ces essais constituent une méthode permettant d’évaluer à la fois la fiabilité des résultats des épreuves diagnostiques réalisées par les laboratoires et les compétences liées à leur réalisation. Ils visent à obtenir des résultats identiques pour un même échantillon. L’étude évalue les données des épreuves sérologiques et virologiques de référence employées pour la PPC (test de neutralisation et isolement viral) sur une période de plus de trois ans. Avec une limite de tolérance équivalente à une dilution pour les titres des anticorps étudiés, la sensibilité du diagnostic sérologique pour la détection des anticorps vis-à-vis de la PPC s’est avérée très bonne. Un même échantillon a produit des résultats identiques deux années de suite. Bien qu’une variation plus importante du titre des anticorps évalués ait été constatée dans les sérums possédant un titre plus faible en anticorps vis-à-vis de la PPC, cette variation n’a pas réellement affecté l’interprétation des données et leur classement en résultats positifs ou négatifs. Le titrage en retour d’un test de neutralisation (employé en guise de contrôle) constitue une valeur à caractère plus mathématique ne présentant aucune corrélation directe avec le système biologique. Les méthodes de dosage immuno-enzymatique des anticorps vis-à-vis de la PPC disponibles sur le marché sont systématiquement moins sensibles au niveau des échantillons individuels que le test de neutralisation de référence. La procédure d’isolement du virus de la PPC était maîtrisée par tous les laboratoires participant à l’étude et n’avait donné lieu qu’à très peu de problèmes. De même, la spécificité du diagnostic de la PPC par la recherche d’anticorps vis-à-vis de la PPC et de sérums négatifs pour le virus de la PPC n’a jamais été un problème. Les épreuves de référence mises en œuvre dans le diagnostic de la PPC sont généralement bien établies au sein de l’UE. Elles se fondent sur des systèmes vivants (cellules et virus, par exemple) et présentent dès lors une limite de tolérance différente de celle des modèles purement mathématiques. Il importe avant tout d’obtenir une interprétation identique des résultats des analyses par l’ensemble des laboratoires.