Les systèmes d’élevage, les objectifs de production, les valeurs culturelles des éleveurs et la relation étroite entre les éleveurs et leurs animaux ont évolué au fil des ans et ont eu une influence sur la qualité du bien-être animal en Afrique. Une qualité et un niveau équivalents de soins ne sont pas évidents pour les animaux de compagnie, notamment les chiens et les ânes, qui sont souvent maltraités. Dans les hauts plateaux et les zones côtières humides d’Afrique à forte densité de populations prédominent les systèmes d’élevage intensifs industriels à grande échelle. Comme le principal objectif de ces opérations consiste à maximiser les profits, les exploitants de ces systèmes de production ne montrent pas le même attachement à leurs animaux que les éleveurs traditionnels. Dans certains systèmes industriels à grande échelle, les animaux et les oiseaux sont détenus dans des structures mal construites et de piètre qualité qui limitent considérablement les mouvements des animaux. En Afrique, la conservation des habitats sauvages fait partie intégrante du bien-être animal, mais compte tenu de l’essor démographique et de la demande accrue de terres pour le pâturage, les cultures et les logements, l’étendue des réserves sauvages se réduit rapidement. Cela se traduit essentiellement par un empiètement sur les terres qui étaient auparavant réservées à la faune sauvage et aux forêts et par une utilisation des plaines inhabitées et des terres marginales pour les besoins des activités agricoles et minières. Il existe dans la plupart des régions un conflit important entre l’homme et la faune sauvage qui fait que les animaux sauvages sont perçus comme des êtres nuisibles devant être détruits. Ce problème est particulièrement perceptible dans les régions où les animaux sauvages ont détruit les cultures, attaqué l’homme et/ou le bétail ou bien dans lesquelles il y a eu transmission de maladie entre les animaux et l’homme. Dans les situations et/ou les zones dans lesquelles aucun service officiel de capture des animaux errants n’a été mis en place, des armes rudimentaires, des poisons et des pièges sont utilisés pour éliminer les animaux sauvages. Les questions de bien-être animal, liées aux animaux domestiques et sauvages, doivent être traitées d’urgence en recourant à des cadres réglementaires et juridiques avec, à l’appui, une sensibilisation, une éducation et une participation des populations à ces questions.