Le marché des vaccins vétérinaires s’intéresse à de nombreuses espèces animales mais reste limité en volume et il devient de plus en plus difficile et onéreux de développer de nouveaux vaccins. Les vaccins sont l’un des moyens les plus efficaces de prévenir la maladie chez les animaux comme chez l’homme. Dans bien des cas, la vaccination a permis d’éliminer des maladies ou d’en réduire l’impact sur la santé et le bien-être des animaux. La responsabilité éthique impose de faire en sorte qu’un large éventail de vaccins soit disponible, y compris lorsque le marché doit être soutenu financièrement comme c’est le cas pour les espèces animales plus rares ou les pathologies moins fréquentes désignées par l’acronyme MUMS (Minor Use and Minor Species). L’abattage sanitaire massif étant devenu intolérable pour la société, nous devons évoluer, dans la mesure du possible, vers des politiques de « vaccination pour la vie ». Les vaccins nous permettent d’éviter le fardeau du coût de la maladie tout en améliorant la sécurité sanitaire des aliments. Le développement des vaccins devra se faire en recourant le moins possible à l’expérimentation animale. En outre, il faudra faire en sorte que le public accepte la vaccination des animaux destinés à la consommation, en tant que mesure destinée à protéger la santé et le bien-être de tous les animaux. Dans une perspective d’avenir, grâce aux vaccins nous serons en mesure d’assurer la sécurité alimentaire d’une population mondiale de plus en plus nombreuse. La plateforme technologique sur la santé animale dans le monde lancée par la Commission européenne a un rôle déterminant à jouer pour fixer les priorités de la recherche.