Auteurs
J. Zinsstag, B. Bonfoh, G. Zinsstag, L. Crump, I.O. Alfaroukh, M.F. Abakar, J. Kasymbekov, Z. Baljinnyam, K. Liechti, M.A. Seid & E. Schelling

Résumé (suite)
Les populations pastorales doivent être soutenues par des cadres juridiques et institutionnels favorables, ce qui suppose d’améliorer et de moderniser les structures de gouvernance au moyen d’une participation effective des pasteurs eux-mêmes et de la prise en main de leur destin. Les ingrédients majeurs pour soutenir le bon fonctionnement des systèmes de production pastoraux sont la gouvernance décentralisée des ressources naturelles, la fourniture de services sociaux spécifiquement adaptés aux besoins des pasteurs et une grande flexibilité afin de préserver le nomadisme. Les jeunes devraient être activement encouragés à participer à l’économie pastorale, et celle-ci devrait bénéficier d’un soutien juridique afin que l’utilisation des terres par toutes les parties intéressées soit mieux encadrée. La production animale extensive présente une grande marge d’amélioration encore inexploitée, grâce à l’amélioration génétique et à des méthodes plus efficaces de transformation, de stockage et de commercialisation des denrées alimentaires d’origine animale. Les concepts modernes de surveillance des maladies et de réaction aux évènements sanitaires en faisant appel à une approche intégrée de la santé animale et humaine selon le concept « Une seule santé » sont particulièrement adaptés aux systèmes pastoraux. L’intérêt que suscite le pastoralisme pour l’OIE se justifie pleinement par l’importance économique et environnementale du pastoralisme et par sa valeur en tant que moyen de subsistance. La mise en place d’améliorations durables passe par une connaissance et un examen approfondis des nombreuses interactions sociales et écologiques à l’œuvre dans le pastoralisme ; c’est à cet examen que les auteurs et coordinateurs de ce numéro de la Revue se sont attachés à contribuer.