Résumé (suite)
Étant donné qu’une grande partie des performances du bétail est déterminée par des composantes non génétiques, les modèles actuels d’analyse de la diversité et des performances du bétail, qui reposent sur le patrimoine génétique, sont peu pertinents pour décrire les performances du pastoralisme. Des méthodes innovantes d’évaluation du cheptel pastoral à l’échelle des races et des animaux individuels doivent être proposées, car les comparaisons classiques, basées sur les paramètres de production « dans des conditions optimales » sont peu pertinentes au regard de ce système de production. Ces innovations devront tenir compte du fait que les performances du bétail ou d’une race sont fonction d’interactions complexes animaux–humains–environnement et qu’elles varient dans le temps et l’espace en raison de la nature mobile et saisonnière du système pastoral. Les stratégies et les concepts de sélection pastoraux semblent axés sur l’amélioration des capacités des animaux à exploiter la variabilité, notamment (mais non exclusivement) en améliorant la diversité au sein d’une même race. Des études approfondies de ces concepts et stratégies seraient utiles pour mettre au point des innovations méthodologiques permettant de caractériser et d’évaluer les ressources de l’élevage pastoral.