Résumé (suite)
Une bonne connaissance de la complexité des liens moléculaires entre les hôtes, les tiques et les agents pathogènes et le recours aux systèmes biologiques et aux méthodes de la vaccinomique permettent d’identifier les protéines dotées de fonctions biologiques pertinentes chez les tiques en termes d’alimentation, de reproduction, de croissance, de réponse immune, de subversion de l’immunité chez l’hôte et de transmission des agents pathogènes, autant d’aspects qui participent au succès des tiques et des agents pathogènes dont elles sont porteuses. Il faudra recourir aux mêmes méthodes pour caractériser des antigènes protecteurs candidats et pour valider la composition de vaccins. Des vaccins anti-tiques à double effet (contre l’infestation par les tiques et contre la transmission d’agents pathogènes) pourraient contribuer à réduire ces infestations et à limiter la capacité vectorielle des tiques chez l’homme, les animaux et les hôtes réservoirs. La mise au point de stratégies intégrées de lutte contre les tiques, dont les vaccins et les acaricides de synthèse et botaniques, associée à la gestion de la résistance aux médicaments et à une sensibilisation des producteurs devrait aboutir à un contrôle durable des tiques et des maladies transmises par les tiques.