Résumé (suite)
Certaines questions fondamentales y sont définies, par exemple les compétences des personnels chargés de manipuler les animaux et le recours à des techniques d’abattage exemptes de cruauté. Certaines des méthodes décrites sont utilisées depuis longtemps ; d’autres approches, plus innovantes, sont explorées pour l’abattage massif d’espèces particulières. D’autre part, grâce aux innovations dans le domaine de la vaccination et des techniques de diagnostic qui permettent désormais de distinguer les animaux vaccinés des animaux infectés, un grand nombre d’animaux ne sera plus abattu dans le cadre de l’application des mesures de biosécurité. Néanmoins, l’élimination des animaux d’élevage atteints reste un impératif de contrôle sanitaire en attendant le démarrage des programmes de vaccination ou dans les situations où il n’y a pas de vaccins efficaces disponibles. Les auteurs font le point sur les principes d’abattage et de dépopulation respectueux du bien-être animal et décrivent les techniques disponibles, en indiquant leurs avantages et inconvénients respectifs. Ils soulignent également les problèmes qui méritent d’être examinés avec attention, par exemple des incohérences au plan législatif (contradictions entre les réglementations applicables respectivement aux urgences sanitaires et au bien-être animal ; législation sur la santé et la sécurité au travail), le rôle des médias, l’acceptabilité future des méthodes d’abattage à des fins de contrôle sanitaire, et le bien-être animal.