Résumé
Le commerce sans entraves d’animaux et des produits d’origine animale est basé sur la reconnaissance internationale ou bilatérale du statut sanitaire des populations animales échangées. Cette reconnaissance repose sur les informations enregistrées par le pays exportateur pour étayer son statut sanitaire en consignant les résultats d’une surveillance exercée sans discontinuer. Aux termes du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), ces informations sont recueillies au moyen de diverses méthodes de surveillance : informations émanant de la surveillance générale (surveillance clinique, notification passive des cas suspects, etc.) ; informations recueillies grâce aux activités conduites pour améliorer la sensibilité de la surveillance générale (formations, mesures incitatives récompensant les notifications ou au contraire sanctions pénalisant la non-notification, etc.) ; informations émanant des opérations de surveillance spécifique, y compris les résultats de cette surveillance (recherches aléatoires, surveillance ciblée et basée sur le risque, échantillonnages de commodité, etc.). En général, les déclarations de statut indemne se réfèrent à l’absence d’infection. La surveillance clinique et la surveillance passive permettent de garantir l’absence d’infection par le virus de la fièvre aphteuse avec un niveau de confiance élevé, sauf dans les populations vaccinées. Pour ces populations, la surveillance spécifique s’avère donc plus utile que la surveillance clinique générale. La surveillance spécifique dépend étroitement des performances de l’épreuve ou des épreuves utilisées. Aux défauts de spécificité d’une épreuve sérologique viennent encore s’ajouter d’autres difficultés lorsque l’on recourt à des techniques visant à différencier les animaux infectés des animaux vaccinés (stratégies dites DIVA) : en effet, la purification imparfaite de l’antigène utilisé pour la vaccination peut favoriser l’apparition d’anticorps non désirés chez les animaux vaccinés. Les auteurs examinent plusieurs options permettant de résoudre ce problème et analysent leurs faiblesses et leurs avantages respectifs pour démontrer l’absence d’infection, ou l’absence de circulation virale, pour les maladies en général et plus particulièrement pour la fièvre aphteuse. Les auteurs mettent l’accent sur la recherche de méthodes applicables dans divers contextes épidémiologiques et par diverses structures organisationnelles, compte tenu des variations en la matière entre les Pays Membres de l’OIE.
 
Mots-clés
Documentation – Fièvre aphteuse – Organisation mondiale de la santé animale (OIE) – Pays indemne – Recherche aléatoire – Surveillance – Surveillance basée sur le risque – Surveillance ciblée – Systèmes de détection précoce.