Résumé
Jusqu’à une période récente, la croissance et le développement du secteur de l’élevage étaient déterminés par les orientations économiques, au prix d’une modification des ressources naturelles et des écosystèmes qui ne va pas toujours de soi. À l’heure actuelle, la situation tend à s’inverser puisque ce sont les orientations environnementales qui commencent désormais à influencer notre économie et notre situation sanitaire. Les animaux, les oiseaux, mais aussi l’eau, l’air et les denrées alimentaires jouent un rôle déterminant dans la persistance et dans la transmission d’importantes maladies zoonotiques dans le milieu naturel. On estime que l’Inde connaîtra une prévalence accrue des zoonoses d’origine vectorielle et hydrique dans les prochaines années, en raison des effets du réchauffement climatique mondial. Depuis quelques années, l’émergence des maladies à transmission vectorielle constitue un grave problème de santé publique en Asie du Sud-Est et notamment en Inde. Les zoonoses à transmission vectorielle surviennent désormais pratiquement chaque année sous forme épidémique en entraînant une morbidité et une mortalité importantes. Il a été constaté que de nouvelles zones font office de réservoirs pour la leishmaniose cutanée dans le Sud de l’Inde ; il convient donc d’approfondir les recherches sur le rôle du changement climatique dans la réémergence de cette maladie, ainsi que dans l’essor des maladies d’origine hydrique et alimentaire. Ainsi, lorsque le changement climatique entraîne une hausse des températures et de l’hygrométrie, le risque de transmission des zoonoses aérogènes peut augmenter, alors que dans des conditions climatiques chaudes mais plus sèches, l’incidence des maladies tend à diminuer. Les auteurs examinent la prévalence de ces zoonoses et de leurs vecteurs, ainsi que les effets des changements climatiques sur les principales zoonoses présentes en Inde.
 
Mots-clés
Changement climatique – Inde – Zoonoses.