Résumé
Dans cet article, l’auteur fait le point sur les dangers liés au transfert d’embryons collectés in vivo et in vitro, en se basant sur l’exemple des transferts d’embryons de bovins. En même temps qu’elles ont identifié les agents pathogènes susceptibles d’affecter les embryons collectés in vivo et in vitro, les études scientifiques des dernières décennies ont également permis de mettre au point des mesures de lutte appropriées, qui ont pour objet d’atténuer ces risques jusqu’à un niveau de probabilité négligeable. Ces mesures de lutte ont été établies et évaluées par le Comité consultatif Santé et sécurité de la Société internationale de transfert d’embryons (IETS), qui est l’organisme compétent chargé de conseiller l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) en matière de sécurité sanitaire des transferts d’embryons. Dans le cadre de la procédure d’élaboration et d’adoption des normes internationales de l’OIE, les mesures de lutte préconisées par l’IETS ont été intégrées dans le Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE. Ces normes reposent sur les principes déontologiques encadrant le travail des équipes chargées de la collecte et du transfert des embryons, sous la responsabilité de vétérinaires certifiés. Comme l’a montré l’expérience acquise depuis des dizaines d’années, avec près de dix millions de transferts d’embryons réalisés, la technologie du transfert d’embryons offre un avantage comparatif important en termes de biosécurité des déplacements internationaux de matériel génétique, à condition que les normes internationales élaborées par l’IETS et approuvées par l’OIE soient strictement respectées.
 
Mots-clés
Biotechnologie de la reproduction animale – Bovin – Embryon produit in vitro – Embryon collecté in vivo – Technologie de la reproduction – Transfert d’embryons.