Titre
Conséquences de l’introduction d’espèces non indigènes : deux études de cas, l’écureuil gris en Europe et le phalanger renard en Nouvelle-Zélande
 
Résumé
Les auteurs font le point sur deux exemples d’introduction d’espèces envahissantes non indigènes : l’écureuil gris en Europe (Royaume-Uni, Irlande et Italie) et le phalanger renard en Nouvelle-Zélande. Après leur introduction, respectivement durant la deuxième moitié et la fin du XIXe siècle, ces deux espèces ont colonisé avec succès leurs nouveaux habitats. L’impact de ces introductions sur la biodiversité, l’équilibre écologique, la sylviculture et l’agriculture est considérable et fait intervenir une série de mécanismes directs et indirects différents. Les efforts déployés pour maîtriser ce phénomène s’appuient actuellement sur des méthodes létales, en particulier l’empoisonnement, le piégeage et l’abattage des animaux capturés, et la chasse. Toutefois, ces méthodes de lutte étant de plus en plus controversées pour ces deux espèces, des méthodes non létales de gestion des populations sont progressivement mises en place, par exemple le contrôle de la fertilité. À partir de ces études de cas, les auteurs soulignent un certain nombre de questions liées au contrôle des populations animales envahissantes, par exemple : la prévention, préférable aux méthodes de lutte ; notre méconnaissance des différents impacts imputables aux invasions et de l’efficacité des méthodes de lutte employées pour limiter ces impacts ; l’interaction entre les impacts sur la biodiversité locale et ceux affectant les écosystèmes ; l’influence de l’opinion publique sur les options de gestion mises en place ; enfin, la nécessité de mieux informer le grand public et de le sensibiliser à ces questions.
 
Mots-clés
Écureuil gris – Espèce envahissante exotique – Phalanger renard – Sciurus carolinensis – Transfert – Trichosurus vulpecula.