Titre
La mise en œuvre des normes relatives au bien-être animal dans les Pays Membres de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) : analyse d’un questionnaire préparé par l’OIE
 
Résumé
En 2008, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a adressé à ses 172 Pays Membres un questionnaire sur la législation applicable au bien-être animal et sur sa mise en œuvre effective dans les pays. Le taux de réponse global a été de 45 %. Il a varié suivant les régions, allant de 25 % en Afrique à 69 % en Europe. Dans 87 % des pays répondants, une Autorité vétérinaire est compétente en matière de législation sur le bien-être animal. Dans un grand nombre de pays, c’est la même autorité qui est responsable de l’élaboration de cette réglementation et de sa mise en œuvre opérationnelle. Il existe une Autorité vétérinaire responsable de la mise en œuvre de cette législation au niveau des états ou des provinces dans 49 des pays répondants (66 %).Dans la plupart des pays répondants, la législation couvre le transport (83 %), l’abattage des animaux destinés à la consommation (91 %), la mise à mort d’animaux aux fins de prophylaxie (86 %) et le contrôle des populations de chiens (61 %). Des formations sur le bien-être animal sont proposées aux vétérinaires officiels, aux vétérinaires d’exercice libéral, aux producteurs et aux transformateurs dans 73 %, 44 %, 57 % et 51 % des pays répondants, respectivement. Au total, 82 % des pays répondants sont exportateurs d’animaux vivants. Dans 56 % des pays répondants, les personnels chargés de manipuler les animaux durant le transport connaissent les normes de l’OIE sur le bien-être animal et d’autres normes. En Europe, la plupart des pays exigent que les transporteurs soient qualifiés et certifiés conformément à la réglementation de l’Union européenne. L’étourdissement préalable à l’abattage est obligatoire dans 31 % des pays ; l’abattage rituel constitue une exception légale dans 57 % des pays ; en revanche, l’étourdissement n’est pas obligatoire dans 8 % des pays. La pratique la plus courante est l’étourdissement mécanique, mais l’anesthésie électrique est également pratiquée. L’étourdissement avant la mise à mort aux fins de prophylaxie est obligatoire dans 44 % des pays ; en revanche, 43 % des pays répondants ne l’imposent pas. La mise à mort sans cruauté des animaux est réglementée dans 74 % des pays, mais il reste 25 % de pays où elle n’est pas réglementée. L’Autorité vétérinaire nationale est responsable de cette réglementation dans la plupart des pays répondants (71 %). Dans 73 % des pays répondants, les personnels chargés de la mise à mort des animaux à des fins de prophylaxie sont généralement informés de la législation nationale en matière de bien-être animal. La gestion des populations de chiens errants est, de toutes les questions évoquées, celle qui est citée le plus souvent comme constituant un problème important ou grave. Un seul pays a cité la mise à mort aux fins de prophylaxie comme étant une source de problèmes, mais uniquement lorsque les services se trouvent débordés par la tâche. S’agissant du transport, c’est surtout le transport sur de longues distances qui s’avère problématique. Les autres questions abordées par le questionnaire n’ont pas été jugées problématiques.
 
Mots-clés
Abattage – Bien-être – Bien-être animal – Chien errant – Législation – Normes – Organisation mondiale de la santé animale – Prophylaxie – Questionnaire – Services vétérinaires – Transport.