Résumé
Il faut malheureusement reconnaître que l’enseignement vétérinaire, non seulement n’a pas réussi à s’adapter en prévision des besoins futurs, mais a également échoué à répondre aux mutations sociétales déjà à l’œuvre, qui imposent de nouvelles exigences aux Services vétérinaires et demandent de nouvelles compétences aux vétérinaires. La responsabilité de cet échec incombe principalement aux enseignants, même si la vision de l’avenir et la capacité d’anticipation sont le fruit d’une démarche coordonnée associant les organisations vétérinaires nationales et internationales. Une fois la nécessité du changement acceptée par toutes les parties prenantes, sa mise en œuvre ne peut réussir que s’il existe un programme unifié intégrant les écoles et les facultés, les agences de certification, les autorités délivrant les agréments, les gouvernements, les organisations professionnelles et les vétérinaires praticiens. Chacun a un rôle à jouer, et chacun peut facilement bloquer le processus. Une approche unifiée est une condition absolue. Les pays développés doivent assumer un rôle de chefs de file, mais les questions à résoudre sont mondiales et il s’agit de trouver des solutions permettant de faciliter le changement partout dans le monde. Les maladies ne connaissent pas de frontières et la puissance d’une stratégie ne dépasse jamais celle du plus faible de ses maillons.
 
Mots-clés
Anticipation – Certification – Délivrance des agréments – Réforme du programme d’enseignement – Rôle moteur unifié – Vision.