Résumé
La plupart des études consacrées à la vaccination contre l’influenza aviaire et à la situation de la maladie sur le terrain traitent principalement des poulets et des dindes, en raison des taux de mortalité très élevés dans ces espèces et des quantités importantes de virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) qu’elles excrètent dans l’environnement. Les informations publiées sur la vaccination d’autres espèces contre l’IAHP sont plus rares.
Les études visant à tester l’efficacité des vaccins à virus inactivé chez les canards et les oies sont plus nombreuses depuis que l’on sait que ces espèces sont une source avérée du virus H5N1 de l’IAHP. Les variations de susceptibilité que présentent les oiseaux aquatiques aux virus H5N1 en général, et plus particulièrement aux différents clades des virus H5N1, posent un véritable problème. Il en ressort que les résultats sur la protection obtenue chez une espèce particulière contre une souche virale donnée ne peuvent être extrapolés à d’autres espèces ni à d’autres souches.
À l’heure actuelle, les seuls vaccins autorisés produits par l’industrie pharmaceutique sont destinés aux poulets et aux dindes. Le marché des vaccins destinés aux autres espèces aviaires étant limité, les investissements pour tester des produits dans ces espèces sont insuffisants. La plupart des informations disponibles sur la vaccination de ces espèces provient des parcs zoologiques et se limite à des données sérologiques.
Toutes les inoculations d’épreuve pratiquées sur des espèces aviaires autres que les poulets et les dindes ont montré que les oiseaux vaccinés avec un vaccin à virus inactivé acquéraient systématiquement une immunité protectrice contre la maladie et contre la mortalité qui lui est associée, à condition d’utiliser un vaccin suffisamment proche, au plan antigénique, du virus inoculé. Les vaccins à virus inactivé, s’ils sont administrés en deux fois et si le poids corporel des oiseaux est pris en compte, induisent une production d’anticorps suffisamment protectrice chez la plupart des espèces. En attendant que des vaccins plus spécifiques utilisables sur des poussins d’un jour soient mis au point pour les oiseaux aquatiques, il est possible d’utiliser les vaccins à virus inactivé pour protéger les poulets et les dindes ainsi que les canards et d’autres espèces aviaires de grande valeur ou menacées.
 
Mots-clés
Ansériforme – Efficacité vaccinale – Espèce aviaire menacée – Gibier à plumes – Influenza aviaire – Influenza aviaire hautement pathogène – Oiseau de compagnie – Oiseau de parc zoologique – Sous-type H5N1 – Vaccination.