Le commerce des volailles et des produits avicoles s’effectue aujourd’hui à l’échelle mondiale. Certes, ce développement des échanges donne aux éleveurs la possibilité d’utiliser les meilleures variétés de volailles, qu’elles soient destinées à la reproduction ou à la vente, et d’offrir aux consommateurs un choix de plus en plus large, mais il comporte aussi certains risques, notamment celui de favoriser la propagation de maladies aviaires au niveau international. Il est donc important d’évaluer et de gérer ces risques zoosanitaires afin d’éviter que le commerce mondial ne se traduise par une dissémination de ces maladies. Il est tout aussi essentiel de veiller à ce que ces risques ne soient pas invoqués abusivement et utilisés comme des barrières non tarifaires aux échanges. Ce numéro de la Revue scientifique et technique de l’OIE, intitulé « Maladies aviaires : conséquences pour le commerce international et la santé publique » a pour objet de fournir une information actualisée permettant de répondre autant que possible à cette double exigence.

Les différents chapitres qui composent ce numéro de la Revue sont rédigés par des experts de réputation mondiale et portent chacun sur une maladie aviaire particulière, considérée comme importante pour la santé animale ou pour la santé publique. La plupart des maladies aviaires des Listes A et B de l’OIE sont traitées, ainsi que d’autres maladies telles que la rhinotrachéite aviaire, le complexe entéritique du dindonneau, les réoviroses, les adénoviroses et les infections dues à Campylobacter et aux salmonelles paratyphoïdiques. En outre, un article est consacré aux maladies des autruches et autres ratites.

Chaque article comprend une description clinique et anatomo-pathologique, un rappel des principales caractéristiques de l’agent causal, une étude épidémiologique et une description des épreuves diagnostiques de laboratoire. Les conséquences pour la santé publique et les moyens actuellement disponibles pour prévenir et traiter ces maladies sont également examinés. Dans la plupart des cas, les auteurs donnent leur propre appréciation des risques zoosanitaires liés aux échanges et font quelques suggestions pour réduire ces risques au minimum. Enfin, chaque article fournit une abondante bibliographie.

Ce numéro de la Revue scientifique et technique de l’OIE n’entend pas se substituer aux manuels existants sur les maladies aviaires : son principal objectif est de donner aux responsables des décisions zoosanitaires relatives au commerce international, ainsi qu’à tous ceux qui sont concernés par la sécurité des échanges de volailles et de produits avicoles, les informations les plus utiles et les plus concises pour les aider dans leur activité.