Résumé (suite)
La recherche sur la manière dont les insectes s’adaptent au changement climatique est une discipline naissante. Les auteurs recommandent de prendre en compte d’autres changements pertinents, par exemple les évènements pluviométriques extrêmes (sécheresse et inondations) susceptibles d’affecter les capacités de dispersion des moustiques. L’utilisation de modèles permet d’apprécier les interactions entre la diversité accrue des vecteurs, d’une part, et la flore et la faune natives, d’autre part ; néanmoins, les études écologiques basées sur les protocoles traditionnels de marquage/remise en liberté/recapture demeurent incontournables pour répondre à des questions fondamentales sur la survie et la distribution des espèces de moustiques tout en mettant en lumière des paramètres qui peuvent être directement intégrés dans les modèles de nouvelle génération décrivant la transmission des maladies. Les études sur l’impact éventuel des moustiques sur la santé animale et humaine doivent être soutenues par des programmes de recherche intégrée à grande échelle. Une telle approche exige des efforts de nature plus collaborative, en phase avec l’initiative « Une seule santé ».