Résumé (suite)
La riposte mondiale contre l’influenza aviaire a été mise en place sous l’impulsion conjointe de l’Union européenne, des États-Unis et du Bureau de coordination du système des Nations unies contre la grippe. Depuis sa création ce mouvement a soutenu nombre d’initiatives, dont le Système d’alerte précoce et de réaction rapide pour les maladies animales transmissibles à l’homme (GLEWS) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). La riposte mondiale a ainsi ouvert la voie à un partenariat sans précédent entre l’OMS, la FAO et l’OIE, ce qui a permis de promouvoir la prise en compte des maladies d’origine alimentaire ou des maladies tropicales et zoonotiques négligées dans la mouvance « Une seule santé » et abouti à la réunion technique tripartite de haut niveau entre les trois organisations, qui s’est tenue au Mexique en 2011. Le Réseau mondial « Une seule santé », dont le projet avait été formulé lors d’une Consultation d’experts tenue à Winnipeg au Canada en 2009 est désormais une réalité concrète. En attendant que s’établisse son Groupe d’orientation mondiale, le choix d’un modèle de gouvernance souple – une approche qui s’appuie plus sur la circulation de l’information et la proposition de lignes directrices, que sur une hiérarchie et des règles, et qui a pour but de guider les agences locales plutôt que de les contrôler – comporte de nombreux défis. Toutefois, l’émergence d’« Une seule santé » en tant que spécialisation professionnelle et universitaire ainsi que les références de plus en plus nombreuses à la culture « Une seule santé » nous offrent également des possibilités nouvelles.