Résumé
Les modèles de simulation des maladies présentent un grand intérêt au moment de planifier les activités de riposte en cas d’incursion d’une maladie exotique, car ils offrent un mécanisme permettant d’identifier de manière rapide et peu onéreuse les effets probables de divers scénarios d’apparition de foyers ainsi que des stratégies de prophylaxie envisageables. Pour une utilisation efficace et raisonnée de ces instruments, les décideurs doivent être parfaitement conscients des simplifications et des hypothèses initiales qui sous-tendent la structure d’un modèle. L’analyse de la sensibilité d’un modèle est un processus analytique visant à déterminer quelles sont les variables d’entrée qui ont le plus d’influence sur les données de sortie du modèle. Il s’agit d’une étape indispensable pour bien comprendre le fonctionnement d’un modèle. Les auteurs rapportent un exemple d’analyse de la sensibilité axée sur l’échantillonnage appliquée pour évaluer le modèle standard néo-zélandais (NZSM) pour la fièvre aphteuse. Le modèle réunit un ensemble de paramètres développés pour la plate-forme de modélisation InterSpread Plus afin d’explorer différents scénarios d’apparition de foyers lors d’une épidémie de fièvre aphteuse en Nouvelle-Zélande. A l’issue de 200 itérations du modèle NZSM couvrant une période de simulation de 60 jours, les paramètres ayant exercé la plus grande influence sur les projections du nombre d’exploitations infectées étaient les mouvements d’animaux entre les exploitations et les lieux de vente, d’une part, et le fait que la maladie ait été détectée précocement au cours de la phase de surveillance active de l’épidémie, d’autre part. L’analyse a également conduit à des constatations déroutantes qui ont fait ressortir les aspects qu’il conviendrait d’approfondir concernant la conception et la mise en œuvre du modèle ainsi que le choix des paramètres utilisés. L’un des résultats les plus utiles de ce travail serait d’obtenir des informations permettant de regrouper et d’éliminer les paramètres dont l’influence est nulle. Cela permettrait de réduire un peu la complexité globale du modèle NZSM, tout en conservant les caractéristiques qui le rendent apte à l’emploi qui lui est assigné.
 
Mots-clés
Analyse de sensibilité – Épidémiologie – Fièvre aphteuse – Modèle de simulation de maladie – Modèle standard néo-zélandais – Modélisation – Nouvelle-Zélande.